Quels soins reçoivent les myrtilliers ?

 

Le tableau en bas de page, résume le parcours cultural adopté pour l’entretien des vergers, et qui peut être rangé dans la catégorie « Permaculture ».

Il ne prétend pas vouloir convaincre que les « Myrtilles des Montagnes Noires » seraient gustativement meilleures que d’autres myrtilles biologiques, mais plutôt que vous puissiez être certain de savourer des baies, qui s’inscrivent totalement en équilibre, dans leur environnement :

En effet, être dans la mesure du possible le moins interventionniste possible, en évitant l’utilisation d’intrants extérieurs (même ceux autorisées en AB ), n’est pas comme si l’on adoptait des largesses d’action. Car œuvrer pour la prévention est le cœur d’une assurance de pérennité (p.e, TONTE : pour diminuer stock de larves / GESTION DE L’IRRIGATION : impacter la prolifération de la drosophile Suzukii / TAILLE : impacter la population de cochenille etc…)
Ainsi le verger sera entretenu toute l’année durant, avec le minimum de machinisme et le maximum de travail manuel.

A préciser, que devant l’enjeu des ressources fossiles et leur impact environnemental, chaque litre de carburant consommé pour l’entretien de l’enherbement ne sera jamais brûlé négligemment. Une justification en sera faite en récupérant systématiquement l’herbe de tonte comme paillage. Ainsi, il n’y aura jamais de tas d’herbe compostant en anaérobiose, oublié dans un coin caché de l’exploitation.

De plus, le bois jouxtant le verger, est l’habitat originel des auxiliaires, qui sont les compagnons naturels œuvrant pour la lutte intégrée. Ainsi, coccinelles, carabes, ou passereaux viendrons par exemple réguler les populations de larves (tenthrèdes) ou de chenilles (pyrales). Et je n’oublie pas les indispensables pollinisateurs, comme les abeilles. Elles apprécient ce périmètre qui offre un point d’eau rafraîchissant en été (deux ruisseaux parcourent le site d'exploitation).

Dit autrement, il me semble qu'une myrtille provenant d’une conduite culturale en adéquation avec son environnement, comme celle que j’adopte , sera toujours qualitativement supérieure à une myrtille provenant d’un verger, même en conduit en Bio confiné en zone péri-urbaine et voulant noblement répondre aux besoins d’une agriculture urbaine ou péri-urbaine :

  • davantage de pollution immédiate
  •  population de la faune auxiliaire réduite voire absente, obligeant les exploitants à les introduire artificiellement 
  • dépendance aux intrants extérieurs comme les fertilisants ou paillis, n’ayant pas la possibilité dans ces secteurs urbanisés, de les produire eux-mêmes


En conclusion, il ne s’agit surtout pas d’opposer  « agriculture rurale » à « agriculture péri-urbaine » et ainsi juger du travail des confrères, mais seulement d’encourager les initiatives agricoles dans les territoires ruraux dit éloignés

C’est une valeur ajoutée de « Sphères de Cultures » que je tiens absolument à souligner. 

 Illustration : matières premières utilisées pour un atelier "paillage + fertilisation"

PURIN ORTIE BIOLOGIQUE

 Illustration : zones de tontes : le foin, disposé manuellement en andains, sera aussi restitué manuellement comme paillage et fertilisant à libération prolongé, sur les rangs de myrtilliers. 


PERMACULTURE MYRTILLE

Un autre visuel sur mes pratiques en permaculture.

Anecdote amusant ce jour-là, où l'on me baptisa "Le Sourcier": A l'endroit où je souhaitais que le forage soit installé, jaillissais déjà 10m3/Heure à 8 mètres de profondeur (estimé par le foreur).
Une ressource en eau superficielle à l'échelle géologique, n'impactant pas les veines souterraines profondes et qui sera prélevée avec économie.

Les tout premiers fruits, après trois années en permaculture mais qui n'ont fait que le bonheur des oiseaux, jusqu'à que le système de protection intégrale soit construit en 2016.